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Conso éthique : c'est quoi ?

Être un « consommateur responsable » ou un « conso-acteur » est une belle ambition. Cela signifie que vous savez ce que vous achetez, et donc quelle entreprise vous faites travailler : exploite-t-elle des enfants ? Respecte-t-elle l'environnement ? Abuse-t-elle des petits producteurs ? Cette société partage-t-elle les mêmes principes et valeurs que vous ?


Le commerce équitable est fotement reconnu en France.
En 2006, près d’un Français sur deux déclarait connaître le commerce équitable (47%, d’après un sondage Sofres, contre 34% en 2002).

Ethique, équitable, durable… ? 

Le commerce éthique : c'est le respect des normes sociales et environnementales, basées sur des règles internationales reconnues (Organisation Internationale du Travail etc.), par des multinationales. Parmi ces normes, on retrouve l'économie d’énergie, la réduction de la pollution, les salaires minimaux, la liberté syndicale, le non-travail des enfants ou le droit d’association, etc.

Le commerce équitable : c'est un partenariat commercial durable entre des producteurs des pays du Sud et les pays du Nord pour une plus grande équité dans le commerce mondial. Il participe au développement durable en cadrant les conditions commerciales (prix d'achats minimaux, aide à la création de coopératives, minimum d'intermédiaires entre les producteurs et les acheteurs...) et en protégeant les droits des producteurs et des travailleurs.
On peut dire que le développement durable regroupe l’éthique et l’équitable : il consiste en une forme de développement plus respectueuse de l’environnement et de l’homme : écologie, équité sociale et économie efficace sont les thèmes principaux du développement durable.

Une société peut faire du commerce éthique, sans faire de l’équitable ou l’inverse.

 

Les labels : des indicateurs à suivre 

La labellisation des produits de commerce équitable est non seulement un gage de fiabilité pour le consommateur, mais cela permet aussi à ces produits de forcer les portes de la grande distribution et de s'ouvrir à la grande consommation.


Artisans du Monde : cette association Loi 1901 a été créée en 1974. Elle programmait de travailler à l'amélioration des échanges commerciaux entre les pays du Nord et ceux du Sud, afin de donner aux producteurs du Sud les moyens de travailler et de vivre dignement. C'était les prémices du commerce équitable. Elle commercialise des produits artisanaux et alimentaires et est à l'origine de la fondation du "collectif de l'Ethique sur l'Etiquette".

Alter Eco: En France, cette marque est la première proposée dans la grande distribution. Ainsi des enseignes telles que Monoprix, Leclerc, Système U, CORA ont décidé de faire du commerce équitable une stratégie nationale.

Max Havelaar : premier label international à appaître sur le marché en 1988. L’organisation préfinance les récoltes des producteurs et leur garantit un prix d’achat minimum, supérieur à celui des marchés. En contrepartie, les producteurs s’engagent à respecter les délais de livraison et à produire des produits de haute qualité. Ce label a été mis en place sur des produits comme le café, le thé, la banane, le jus d’orange, le cacao, le sucre, le miel, le chocolat, le coton, les épices et le riz, dans 25 pays, dont la France. Ce label est présent sous trois noms qui sont Max Havelaar, Fairtrade et Transfair. Elle accompagne aujourd’hui 1 million de producteurs dans 50 pays du Sud.

La Plateforme Pour le Commerce Equitable : crée en 1997, ce collectif représente et concerte les acteurs du commerce équitable français. Il réunit plus de 36 institutions, et des associations de tourisme équitable. Ses missions : défendre et promouvoir le commerce équitable en France. Cette association travaille conjointement avec d’autres associations pour l’étude et la recherche, elle met en place des systèmes de garantie pour renforcer le contrôle des produits, et procède régulièrement à la promotion du commerce équitable auprès de sources institutionnelles (notamment l’OMC) afin de faire prendre en considération les enjeux de cette politique aux pouvoirs publics.

Le collectif "de l'éthique sur l'étiquette : créé en 1995, ce collectif est coordonné par la fédération « Les Artisans du Monde » et regroupe 54 associations (associations de solidarité internationale, syndicats, mouvements de consommateurs, associations d’éducation populaire…) qui agissent en faveur d’une consommation éthique. Ce collectif est membre du réseau "Clean Clothes Campaign", pour la progression des droits de l’homme au travail. Il a pour mission principale de favoriser les achats publics éthiques, et de sensibiliser les gens aux droits des travailleurs dans les zones de production à travers le monde